27 février 2019

La bientraitance des personnes âgées, un sujet qui concerne tout le monde

En 2018, plus de 3 500 signalements de maltraitance de personnes âgées ont été adressées en France au numéro d’écoute 3977. Ce chiffre encore en hausse nous alerte sur les violences faites aux personnes vulnérables. Pour lutter contre cela, tant les instances gouvernementales que les établissements médico-sociaux commencent à prendre conscience de la nécessité de promouvoir la bientraitance. En prenant le contrepieds de la maltraitance, le but est de mettre en place des actions pour changer le regard porté sur les personnes vulnérables.

 

Deux séniors qui se tiennent la main

 

Au delà de la lutte contre la maltraitance

Les limites de la maltraitance peuvent parfois avoir l’air floues. Tout d’abord, elle ne concerne pas uniquement les gestes faits en institution, mais la maltraitance peut aussi apparaître à domicile, par l’entourage aidant d’une personne fragilisée. Aussi, certains gestes de négligence ne sont pas toujours reconnus comme tels tant ils sont récurrents et quotidiens. Mais la bientraitance va au-delà de la lutte contre la maltraitance.

Le terme permet d’englober toutes les bonnes pratiques à adopter régulièrement et à mettre en place. Le but est de sensibiliser les professionnels, et à terme de rendre ces pratiques naturelles pour tous les individus dans leur globalité. Il faut pouvoir inculquer non pas une série d’actes bien traitants, mais un comportement et une manière d’être respectueuses. La bientraitance c’est mettre au centre le bien-être de l’usager et son respect tout en gardant à l’esprit la lutte contre les comportements maltraitants.

 

Des gestes du quotidien

Favoriser la bientraitance, c’est tout de même commencer par instaurer des bonnes pratiques aux professionnels et aux aidants. Certains principes généraux sont à garder en tête. La communication, l’écoute et l’accompagnement sont autant de concepts qui forgent le caractère bien traitant d’une action. Le principe est de réussir à s’adapter et prendre en compte le projet de vie individualisé de l’usager en respectant ses décisions et ses libertés.

Mais cela passe aussi par des gestes du quotidien plus pratiques. Par exemple, prendre soin de l’usager en le valorisant au quotidien ou communiquer avec la famille et respecter les besoins de la personne sont des gestes simples et bien traitants. Enfin, cela passe aussi par la remise en cause et par la volonté constante d’amélioration des services et des soins.

 

Promouvoir et sensibiliser à la bientraitance

Il existe des solutions pour encourager la bientraitance. Des actions au niveau national et gouvernemental existent déjà. Par exemple, la politique nationale en matière de lutte contre la maltraitance des personnes âgées mise en place par le ministère des solidarités et de la santé. Celle-ci prévoit de faciliter le signalement de situations de maltraitance, de prévenir les risques, et de développer une culture de la bientraitance en institution.

Mais, cela ne peut être efficace seulement si les gestionnaires d’établissements participent au projet à une échelle plus opérationnelle. Ceux-ci doivent donc encourager leur personnel aux actes de bientraitance et les sensibiliser à ce sujet. Cela peut notamment passer par des formations, des journées dédiées à la bientraitance ou encore à la diffusion de recommandations.

 

La bientraitance doit donc permettre de briser les tabous pour améliorer le quotidien des personnes fragilisées, et favoriser l’échange de bonnes pratiques et de solutions.

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Séniors, Services à la personne

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